Les choix d'aménagement, de construction et de rénovation sont déterminants pour renforcer la résilience et l'habitabilité de nos territoires.

Parce que ces enjeux sont au cœur de sa raison d'être, Novabuild est signataire de cette tribune collective, qui appelle à faire de l'adaptation au changement climatique un axe structurant de l'action des collectivités.

Face aux défis climatiques, une conviction commune

Alors que les crises géopolitiques et énergétiques s’ajoutent aux contraintes budgétaires et évènements climatiques, la rénovation énergétique, indispensable à l’adaptation aux vagues de chaleurs, doit devenir une priorité des nouveaux élus, plaide l’écosystème d’acteurs qui l’accompagne.

Crises énergétique et géopolitique, inflation, évènements climatiques extrêmes : le contexte du mandat qui s’ouvre est inédit et incertain. Les marges de manœuvre des collectivités territoriales sont réduites. S’y ajoute une tension sur les finances publiques locales, conséquence de l’effort de diminution du déficit public. En ces premiers jours de mandat, cette situation impose aux élus locaux de prioriser les projets à entreprendre.

Répondre aux enjeux de l’époque

Engager la rénovation énergétique du patrimoine bâti et son adaptation au changement climatique, comme un axe central du mandat, répond pleinement à ces enjeux de notre époque. Les dépenses d’énergie constituent le deuxième poste de dépenses de fonctionnement des collectivités. Les bâtiments concentrent trois-quart de ces coûts. Souvent vieillissants, ils deviennent moins performants et peu fonctionnels.

Écoles, gymnases, établissements sanitaires et médico-sociaux, piscines et mairies incarnent l’engagement du service public. Les rénover, c’est maintenir les établissements ouverts, améliorer les conditions d’accueil des usagers et les conditions de travail des agents. Rénover les écoles, c’est permettre aux enfants d’apprendre dans des bâtiments confortables et durables, y compris lors des épisodes de canicules de plus en plus fréquents. Au sein du parc de bâtiments publics, elles représentent une part considérable de surface et de consommations énergétiques.

Un enjeu économique, écologique et de service public

Dépense d’investissement, la rénovation énergétique constitue aussi une source certaine d’économies de fonctionnement. Isolation thermique, verdissement, pilotage intelligent et solutions de rafraîchissement performantes diminuent durablement les factures énergétiques. Ces actions concourent à mettre les bâtiments aux normes sanitaires et d’accessibilité, à les protéger face à la dégradation, à les adapter aux canicules et au climat futur.

Chaque euro investi dans la rénovation soutient les entreprises locales et des emplois non délocalisables. Rénover, c’est stimuler l’économie locale.

La rénovation réduit la dépendance aux énergies fossiles. Soumises aux tensions, polluantes et importées, leurs factures pèsent lourd dans la balance commerciale du pays. Dans un contexte d’évolution des prix incertain, leur substituer des sources d’énergie décarbonées protège les finances locales du coût, bien supérieur, associé à l’inaction.

Des acteurs structurés pour soutenir les communes

Pour concrétiser ces projets, les élus ne sont pas seuls. Un ensemble d’acteurs, associations, agences d’État et programmes, apportent ingénierie, ressources ou subventions pour accompagner leurs projets.

Des postes d’agents mutualisés, « Économes de Flux » ou de « Conseillers en énergie partagés » sont mobilisables, financés pour diminuer le reste à charge des collectivités. Les bureaux d’étude et les architectes guident les collectivités pour concilier préservation du patrimoine et fonctionnalité des bâtiments dans des rénovations globales et performantes. Les entreprises et artisans du bâtiment assurent la mise en œuvre concrète des solutions en les adaptant au bâti existant, tandis que les exploitants garantissent la performance énergétique des bâtiments dans la durée et que fournisseurs d’énergies et gestionnaires de réseaux accompagnent les collectivités dans leur gestion énergétique.

Des outils juridiques et financiers ont été conçus spécifiquement pour optimiser la performance énergétique. L’écosystème bancaire a développé des offres adaptées valorisant l’intégration d’ambitions énergétiques et environnementales fortes. 

Tous les acteurs mentionnés sont collectivement prêts à donner aux élus les moyens de leurs ambitions afin de faire de la figure du « maire rénovateur » un véritable catalyseur des politiques publiques locales dans le cadre du mandat à venir.

Les signataires de cette tribune collective

  • Anne Auclair, directrice du Réseau CLER
  • Jean-Christophe Barbant, délégué permanent du CSF-IPC
  • Jacques Baudrier, président d’Ekopolis
  • François Bergère, délégué général de l’IGD
  • Pierre-Yves Cavé, président de Batylab
  • Gauthier Claramunt, président d’Odéys
  • Benoît Contet, président de Terragilis ;
  • Frédéric Corset, directeur d’EnvirobatBDM
  • Antoine de Fleurieu, directeur général du Gimelec
  • Véronique Dufour, directrice de Ville & Aménagement Durable
  • Louis Fayolle, directeur commercial de l’Institut négaWatt
  • Gaëlle Bompard, présidente de l’association négaWatt
  • Pascal Guillaume, président de la Fedene
  • Kosta Kastrinidis, directeur adjoint de la Banque des Territoires
  • Florent Lacarrère et Stéphanie Modde, co-présidents du collectif Effinergie
  • Yves Millardet, président du directoire de l’AFL
  • Matthieu Nedonchelle, président de Novabuild
  • Stéphane Pardoux, directeur général de l’Anap
  • Guillaume Perrin, directeur d’ACTEE ;
  • Sylvain Giessner, président d’Envirobat Occitanie
  • Jean-Christophe Repon, président de la CAPEB
  • Alexandre Sevenet, président de Cinov Ingénierie